Top : 10 raisons d’aimer Bologna
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La ville de Bologne n’est pas immense en superficie et le centre ville se visite agréablement à pied. Voici quelques quartiers particuliers du centre historique à ne pas rater.

Voici quelques indications pour comprendre comment Bologne est organisée dans son centre médiéval et à sa périphérie.
Vers 1850, les fortifications de Bologne sont abattues et le train relie la ville. Les remparts médiévaux tombés, les villas bourgeoises ont colonisé les hauteurs au sud de Bologne. Les quartiers ouvriers gagnaient le nord derrière la frontière du chemin de fer.
Le Vieux Bologne est plus étendu que la Vieille Ville de Barcelone ou de Vienne. Un hexagone d’environ 4 km2 de 2 km d’est en ouest et du nord au sud.

Le centre-ville concentre comme au moyen-age des zones résidentielles, commerciales, récréatives et sociales, des beaux quartiers et des quartiers plus modestes. Les nombreuses églises sont réparties équitablement sur le territoire et les industries aussi : Il n’y en a pas.

Coeur de la cité et raison même de son existence : Une route romaine, la Via Aemilia devenue via Rizzoli. La place centrale de la ville, la Piazza Maggiore d’un côté, les deux Tours de Bologne de l’autre. Dans un rayon de 500 mètres autour du centre de la Via Rizzoli se trouve le coeur économique, politique, spirituelle et culturelle de Bologne depuis sa fondation.
Si vous montez plus au nord en direction de la gare, vous rencontrerez des constructions plus récentes, plus élevées et des coins plus populaires, pas forcément plus charmants.

Au nord-est, vous trouverez aussi l’ancien ghetto juif et le quartier étudiant. On y reviendra.
Si vous descendez plus au sud, cela sera d’abord très chic (Via Farini) puis de plus en plus résidentiel et tranquille.


Plus à l’ouest du coeur de la Vieille Ville, se trouve la Via Pratello : La « rue-bar » de Bologne.
Plus à l’est, c’est l’ambiance du quartier étudiant qui déborde sur le quartier agréable autour de la strada Maggiore et de ces ruelles perpendiculaires.
L’Université de Bologne a fait depuis 1088 et fait toujours l’esprit et même le corps de la ville avec les arcades construites à l’origine pour accueillir les étudiants au Moyen Age. Aujourd’hui un quart des habitants de Bologne (soit 100 000 individus) sont étudiants.
Le quartier de l’Université se trouve au nord-est de la Vieille Ville entre les Tours de Bologne et la Piazza di Porta San Donato après l’ancien quartier juif en venant de la Piazza Maggiore.

Le quartier étudiant est l’un des plus vivants et des moins chers avec de nombreux bars, cafés et lieux où manger (Pizza à partir de 2 euros). La piazza Verdi est l’épicentre avec les étudiants en terrasse ou par terre. En train d’échanger, de boire et de fumer.
Si Bologne a la réputation de « ville rouge » c’est en partie lié à son université et à son « agitation révolutionnaire ». Les associations étudiantes ou non sont très actives et proposent un éventail d’évènements culturels et politiques où s’inspirer ou interroger son rapport au monde.

On pourrait venir dans le quartier de l’université pour observer la joie, la légèreté, la gravité et l’enthousiasme des étudiants mais les visiteurs y dirigent leur pas vers les musées universitaires : Musée Poggi et consorts. Des collections géniales et désuètes à ne rater sous aucun prétexte.
Si l’évolution de l’art du 13e au 17e siècle vous intéresse, la Pinacothèque apporte son témoignage sur l’évolution des représentations et des techniques. Le musée d’art le plus intéressant de Bologne d’après moi.
Le jardin botanique est le plus bel espace vert de cette partie de la ville.
Le ghetto est créé en 1555 en application de la bulle papale Cum nimis absurdum. Dans les États pontificaux (dont Bologne fait partie), des restrictions religieuses et économiques s’imposent aux Juifs. Ils doivent à partir de cette date vivre dans un espace désigné de la ville accessible par des portes ouvertes le matin et fermées la nuit.
A Bologne le ghetto se trouve dans le centre historique entre les via Zamboni, via Oberdan et via Marsala au nord-est de la piazza Maggiore.
Les Juifs y vécurent jusqu’à 1569 quand ils furent une première fois expulsés de la ville. Ces ghettos seront supprimés au 19e siècle, à la suite du processus d’émancipation des Juifs italiens.
L’ancien quartier juif est un lacis de ruelles encore plus étroites que les étroites ruelles de la Vieille Ville. La différenciation entre le quartier juif et le reste de la vieille ville ne saute néanmoins pas aux yeux.
« Derrière » la gare, vous trouverez des quartiers populaires avec d’anciennes cités ouvrières (type cité SNCF). Le charme des années 1930 ou 1950.
Bologne la Rouge ? La gare et les chemins de fer font barrière entre le centre de Bologne peut être communiste mais bourgeois et le nord populaire et peut être de moins en moins communiste. Il serait intéressant de suivre l’évolution politique des quartiers.


Au nord de Bologne vous trouverez :

Au sud près du parc Margherita et en direction du sanctuaire San Luca, vous croiserez des villas originales, spacieuses et élégantes, parsemées dans un espace verdoyant. En suivant les routes dans les collines, on a très vite l’impression d’avoir gagner la campagne.



Ce n’est pas très précis mais cela donne une idée générale. Bonne découverte à vous !
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