Portiques de Bologne : Les arcades, l’autre symbole de la ville
Les portiques sont la caractéristique architecturale la plus emblématique de Bologne. Un peu d’histoire et comment les apprécier au mieux. […]
Histoire de Bologne depuis sa fondation par les Etrusques à son histoire moderne.

Ville étrusque, puis celte, romaine, puis ostrogothe, byzantine, lombarde, puis appartenant à la papauté.
Bologne fonde son université et bientôt son prestige sur cet établissement. Le premier du genre en Europe.
Bologne connait comme tout le nord de l’Italie les luttes entre Guelfes et Gibelins, les premiers soutiennent le Pape (et à travers lui leur indépendance), les deuxièmes le Saint Empire Romain Germanique. Les Guelfes l’emportent. Cela n’empêche pas Charles Quint de s’y faire couronner.
Puis Bologne passe entre les mains de plusieurs familles avant de redevenir une ville du Pape. Puis Napoléon, la république et encore le pape. Avant de rejoindre le Royaume de Sardaigne et l’Italie.
C’est au nom celte de Bona que Bologne doit son nom aujourd’hui.
Les Romains ont placé Bononia sur la via Aemilia, ou voie Émilienne. Cela déterminera la position de carrefour entre la vallée du Po, Turin, Milan, Venise d’un côté et la Toscane avec Florence, Pise et Sienne de l’autre.
Lorsque l’empire romain d’occident s’écroule, Bologne devint une place forte de l’exarchat de Ravenne appartenant à l’empire byzantin.
Les Lombards envahissent la ville. Charlemagne la reprend en 786, Bologne fait partie du Saint Empire Romain Germanique.
Vers l’an 1000, Bologne gagnent en autonomie et obtient des concessions juridiques et économiques de l’empire. L’ Université est fondée en 1088. Cette institution détermine aujourd’hui encore l’esprit de Bologne.
La ville s’associe à d’autres cités du nord de l’Italie dans une ligue lombarde contre l’empereur Frédéric Barberousse. Leur association s’effectue au nom de leur indépendance à travers la papauté. La paix est signé en 1183 à Constanse.
Des tours sont construites par les plus riches familles. La ville en compte une 100-aine au Moyen-Age. Prestige et sécurité. Les vieilles querelles ont la peau dure.
La ville devient un centre de commerce important. Des canaux permettent le transit de grandes quantités de marchandises et fournissent l’énergie pour développer l’industrie textile.
En 1256, Bologne promulgua la «loi du paradis », supprimant le servage féodal et émancipant les esclaves.
Vers 1300, le pouvoir est instable : Le pouvoir passe aux Viscontis, puis Pape puis à d’autres familles familles bolonaises. Entre 1445 à 1506, la famille Bentivoglio dirige la ville et ouvre la période florissante de la Renaissance.

En 1506, les troupes papales de Jules II assiègent et pillent la ville. Jusqu’au XVIIIe siècle, Bologne appartient aux Papes.
En 1530 à la basilique de San Petronio à Bologne : Clément VII couronne Charles V (Charles Quint) au sommet de sa gloire empereur du Saint-Empire romain.
A partir de 1700, Bologne est une étape du Grand Tour mené après leur étude par les gentlemen anglais, allemands… à la recherche des racines de la civilisation occidentale. Le cimetière de Certosa est une étape incontournable. Turin, Padoue, Pise, Florence, Bologne, Venise, Rome, Naples, Pompéi.
En plus de parfaire leur éducation sexuelle et leur connaissance des langues (ce qui n’est finalement pas très loin du programme Erasmus), ils collectionnent des oeuvres, peignent et composent des poésies : Byron, Goethe et Shelley seront de ceux là.

En 1796, les idéaux de la révolution emboîtent le pas des troupes françaises de Napoléon, Bologne est intégrée à la république Cispadane (future 1ere république d’Italie). A la chute de l’empereur, Bologne rejoint les états pontificaux.
En 1860, elle rejoint le royaume d’Italie. La ville s’est débarrassée de ses murs. Les collines du sud vaut de belles villas bourgeoises gagner les hauteurs.

En 1943, les bombardements anglo-américains détruisent en partie Bologne et ses infrastructures (gare notamment). La ville fût prise aux Allemands en avril 1945 par les Polonais du général Anders.
Parmi les derniers évènement marquant des 60 dernières années, il y a la naissance à Bologne de l’intellectuel, poète, réalisateur Pier Paolo Pasolini. Il sera le penseur italien le plus radical du siècle dernier avec Gramsci. Au de là de son homosexualité, c’est sa critique de la télévision, de la société de consommation et du spectacle, du conformisme qui résonne encore aujourd’hui très fort à nos oreilles, 40 ans après son mystérieux assassinat sur une plage à Ostie.
Dans les années 70, les communistes et fascistes s’opposent dans toute l’Italie durant les années de plombs. Bologne, bastion du Parti communiste italien, est le théâtre de nombreux mouvements contestataires : Mouvement étudiant en 1977.

Le 2 août 1980, à 10 h 25 une bombe explose dans la gare de Bologne. Plus de 200 personnes sont blessées et 85 personnes trouvent la mort. Les regards se tournent d’abord vers les activistes d’extrême gauche.
Les responsables du terrible attentat sont finalement de l’autre bord : Des membres d’un groupe d’extrême droite peut être associés au réseau Gladio, la cellule dormante de l’OTAN chargée de lutter contre les communistes dans les pays membres de l’organisation.
Si l’évolution de la ville vous intéresse, rendez-vous au Centre Urbain de Bologne près de Piazza Maggiore pour en apprendre davantage sur les plans.
Retrouvez tous les lieux du guide de la carte de Bologne : Hôtels, monuments, musées, bars, où sortir, shopping… A télécharger gratuitement pour une utilisation hors connexion.

Les portiques sont la caractéristique architecturale la plus emblématique de Bologne. Un peu d’histoire et comment les apprécier au mieux. […]
Bologne ne serait pas Bologne sans son université. Tours et détours au sein de la vénérable institution. Les facultés de
Bologne est un ravissement. L’ancienne ville médiévale est belle, intéressante et agréable à découvrir à vélo ou à pied. Les